Village de Munoz, Puerto Plata, République Dominicaine

Munoz est le tout premier village de Puerto Plata. Pour cette raison, il est nommé le berceau de la ville de Puerto Plata. Munoz est situé à l’entrée de Puerto Plata, à 8 km seulement de l’aéroport Grégorio Luperon. Ce village très typique a deux entrées et chacune avec un pont à traverser. Playa Dorada, le complexe touristique de 14 hotels est situé juste en face de Munoz. Les touristes ne peuvent s’imagnier ce qui se passe de l’autre côté des ponts! Alors voici,  marchons pour connaitre la population et ses activités !

http://127.0.0.1:8080/-x5unskey-bo5qe26l-3r3r8674o2hxbj1l042ne32p4a75fq9t.jpgA la fin de la rue principale de Munoz, à 2.7 km de l’entrée, se trouve, la rivière Munoz. C’est un lieu de baignade publique et les gens de la ville de Puerto Plata et les habitants de Munoz viennent s’y rafraichir, ils cuisinent sur place en plaçant trois grosses roches pour soutenir un chaudron chauffé par le bois trouvé aux alentours… Quel est le menu? Bien sûr, du riz soit une soupe au riz ou bien un locrio qui est un riz mélangé à la viande. Sinon, c’est le plantain bouilli accompagné d’une viande poulet ou porc à la sauce tomate créole. Les dominicains savent apprécier chaque moment de la vie et en faire des fêtes exceptionnels…le rhum aidant aux éclats de rire. Activité par excellence pour les familles ou entre amis.

 

Sortie à la rivière, une activité par excellence pour les familles ou entre amis…

  

 

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http://127.0.0.1:8080/-x5unskey-bo5qe26l-k24f38wvu29szpd6773duwn0o9c1bsrq.jpgEn revenant, nous croisons Jésus qui vit dans la maison de son patron, Mr. Carlos Hurtado qui est propriétaire de toutes les terres avoisinantes. Jésus est en charge de la ferme, il traie les vaches très tôt le matin et il s’occupe des plantations de cannes à sucre. Toute sa famille l’aide. Il vit depuis très longtemps à cet endroit. Vous pouvez acheter du lait frais à chaque matin.

Notre prochain voisin est Rafael et sa famille. Ils ont eu par droit légal les titres de leur propriété parce qu’ils ont vécu plus de 20 ans dans la maison de bois tout en s’occupant des terres de l’ex gouverneur de Puerto Plata, Juan Pablo Placido, avocat. Rafael travaille toujours avec lui. Maintenant Juan Pablo Placido est ambassadeur pour la République Dominicaine, il voyage beaucoup et a édifié une très belle et grande maison sur son terrain où il vient parfois passer les fins de semaines.

Ensuite, traversons le ruisseau et nous arrivons au domaine SunCampDR qui reçoit des étrangers de partout dans le monde, avec 25 appartements rustiques avec le concept bénévolat et vacances.

En montant la cote, nous arrivons chez notre autre voisin, Juan Diego Vasquez, architecte qui a aussi une serre. Il a donné une éducation en ville à ses enfants et on ne voit presque jamais cette famille. Ensuite il y a Valentina, surnommée Big Mama, elle est toujours souriante et accueillante. Elle cuisine des fritures pour vendre devant sa maison.

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Nous arrivons, au cœur du village dominicain. C’est aussi le terminus de la Ruta Munoz, transport publique économique qui se rend au centre de Puerto Plata. Alors on voit plein de personnes marcher. Les gens ont tous leur petite maison, bien équipée avec télévision et parfois aussi internet. Le peuple est jovial et se salue affectueusement en se croisant pour aller aux multiples colmados (petits dépanneur). La coutume est d’acheter au quotidien les ingrédients de leur repas. Les prix sont très abordables. Les dominicains n’aiment pas vraiment varier leur repas, alors c’est très bien d’acheter le riz, huile, pates, sauce tomate, plantain, pain et viande au "colmado". Bien sûr, les enfants aiment les sucreries et boissons gazeuse. A vrai dire, les dominicains n’ont pas vraiment de notion de santé, d’alimentation. Ils cuisinent avec beaucoup d’huile, de sel et tout est très sucré. Ils mettent même du sucre dans l’huile extrêmement chaude pour faire brunir le poulet!

 

Les dominicains aiment les rencontres, les activités et attendent les évènements comme fêtes commémoratrice d’un décès, les anniversaires ou réunions dans les maisons. Ils sont toujours prêts pour faire un rite religieux.

Partout on entend la musique ou les nouvelles au radio…les sons sont élevés. Les gens parlent fort et avec passion. Parfois on se demande s’ils sont fâchés…mais non c’est leur façon de s’exprimer avec cœur. Les enfants jouent dans la rue. S’ils ont la chance d’avoir un ballon ou une balle, c’est le bonheur total! On s’amuse avec rien…pousser un pneu avec un bâton est tellement merveilleux pour développer l’équilibre!!! Dans cette communauté, il est accepté que n’importe quel adulte corrige un enfant ou le prévienne d’un danger.

http://127.0.0.1:8080/-x5unskey-bo5qe26l-4pla7t6c866u2m9c97fy2qtrn162h9qs.jpgCucho est en charge des transports publiques dans la petite maisonnette bleue : il est toujours au poste pour faire partir chaque 6 minutes une auto Ruta Munoz. Sa femme, un peu plus loin, cuisine des déjeuners et autres repas qu’elle vend sur une petite table de bois à coté de sa maison.

 

A droite nous voyons une ferme, celle de Mr. Gomez, homme riche de bonne réputation. Il a beaucoup de vaches et procure de l’emploi pour plusieurs. On entend à distance la machine qui meut la canne à sucre, bon aliment pour les vaches. Ça doit être pour cela que le lait a vraiment bon gout!

On croise plusieurs Bancas…qui ne sont pas des banques, sinon des maisons de loterie. Il y a plus de bancas dans le pays que d’école. Ce peuple vit de l’espoir de gagner à la loterie. Ils vont jouer un numéro selon les rêves qu’ils ont eu ou prémonitions. C’est un grand sujet de conversation dans le village…à savoir quel numéro va sortir. Les dames qui n’ont pas de travail achètent un article, que ce soit une paire de draps, un gallon d’huile ou autre et font una rifa, c'est-à-dire un tirage, selon le nu de la loterie qui va sortir dimanche. Chacun achète un numéro de 1 à 100. En espérant avoir vendu assez de numéro pour couvrir l’achat de l’article. Si la loterie tombe sur un numéro qui n’a pas été vendu, la personne reste avec son article et est bien contente!!!

http://127.0.0.1:8080/-x5unskey-bo5qe26l-2y6ibt45d40z1x9dt1n44rfi819t3t24.jpgUne toute nouvelle et grande église Chrétienne vient d’être édifiée. Vraiment la grande majorité des dominicains assistent à une des églises, il y a en a plusieurs dans le village avec différente dénomination. Il y a de fortes chances que vous trouviez votre église ici…catholique ou autre dénomination Chrétienne.

 

Ensuite on arrive au kiosque typique de Dany, il a aussi un grand salon ou se déroule des fêtes populaires à l’occasion. Il invite des artistes populaires qui chantent et la place se remplie et c’est place au merengue, bachata et salsa. Le reste du temps les hommes se rassemblent dans ce kiosque qui est frais et jouent aux dominos, la passion de plusieurs! La manière dominicaine consiste à mettre le même chiffre à la fin des dominos et c’est le premier qui termine ses dominos qui gagnent. Leur façon est donc simple et agréable pour tous! Les hommes principalement se rassemblent les dimanches et jours de fête avec leur boisson favorite rhum ou bière pour jouer des heures et des heures au domino. Ils ne s’en lassent jamais! On voit des tables de dominos partout dans le village!

En descendant la cote, on arrive au dépanneur de Cruzita et ensuite au champ de baseball privé chez dona Anna. Le mot dona donne le respect à la personne.

Quand il y a des parties de balles, c’est aussi la fête. Une grande joie et de l’entrain parmi les spectateurs et les autres dansent et prennent un coup au grand kioske de dona Anna. C’est aussi l’endroit privilégié pour faire les kermesses qui consistent à ramasser des fonds pour une certaine cause. Souvent ces Kermesses sont l’initiative de la Junta de Vecino (rassemblement des voisins) qui représente une entité gouvernementale dans chaque village et petite communauté du pays. Il y a un président élu et les membres qui s’occupent bénévolement du bon fonctionnement et développement de la communauté.

Ils s’occupent de nettoyer les rues et s’occupent des problèmes entre voisins…par exemple, si les cochons envahissent l’espace et laissent de mauvaises odeurs et enfin tout ce qui peut occasionner des disputes. Il y a des réunions pour tous les membres de la communauté. Ces réunions ont lieu normalement au salon de l’école publique dirigé par le président Ricardo Lantigua. Pas étonnant ce nom car dans le village il y a une énorme famille de Lantigua! Ici l’aspect famille est très très inmportant. Les gens gardent les grand parents chez eux, ca fait partie de la culture.

Il y a aussi une autre entité bénévole gouvernementale à Munoz, il s’agit de la defensa civil. Eux, ils s’occupent de la sécurité et de secourir au besoin, en cas de désastre naturel. D’autre part, à la semaine sainte, les membres de la defensa civil revêtent leurs uniformes et s’assurent de la sécurité à la rivière. Très souvent lors de grandes célébrations, il y a des décès et ce qu’ils veulent éviter. Ils contrôlent la circulation et les abus de boisson. La semaine sainte est ce qui est le plus célébré dans toutes les rivières et plages du pays. C’est la fête pendant toute la semaine. Tous les hôtels sont pleins et on célèbre en famille. Le vendredi saint, aucune musique comme respect. Le samedi c’est la fête et la danse!

Comme la defensa civil et la junta de vecino sont bénévoles, ils reçoivent le privilège d’avoir un carnet d’identification, ce qui leur donnera bien des passe-droits face aux autorités du pays, par exemple face aux polices de transit ou autres.

Alors on avance encore à Munoz et on arrive au building de céramique bleu. Maintenant il y a un organisme américain, projet Esperanza qui donne des cours aux enfants et a un projet d’artisannat local.

Attention au fond à droite, c’est l’arène de combats de coq. Chaque dimanche à 11h00 les coqs les mieux entrainés vont s’affronter devant une foule endiablée…extrêmement grande passion pour les hommes. Les mises sont criées de l’un à l’autre des spectateurs et les coqs s’engagent à cette lutte à mort. Des grandes sommes sont mises en jeu. Les fanatiques iront en ville les autres jours de combats de coq. Triste réalité, parfois c’est la nourriture de la famille qui y passe…et la femme s’en passe…!!!!

Nous arrivons aux Bateyes Haitiens , qui sont des cartiers de réfugiés Haitien venus originairement pour couper la canne à sucre puisque les dominicains n’aimaient pas cette lourde et pénible tâche. Les Haitiens sont restés et ont construit des cabanes. Ils ont fondé des familles et les voilà réunis entre eux dans le village. Seulement quelques familles dominicaines vivent parmi eux. Il y a trois bateyes Haitiens à Munoz.

Chaque Batey ont leur propre église et pasteur de l’église qui est aussi le directeur de l’école pour les enfants Haitiens. L’école Haitienne n’offre qu’une demie journée de cours et le reste du temps les enfants sont dans la rue, c’est pourquoi nos bénévoles sont très utiles dans ce secteur!

Quelques enfants haitiens choyés vont à l’école publique dominicaine. Après le premier Batey Haiten, se situe l’école publique. Uniforme obligatoire dans tous le pays aux couleurs beige pour la jupe ou pantalon et bleu pale pour la chemise. Le jour de sport fait exception, avec uniforme de sport, pantalon bleu royal et t-shirt blanc. Chaque école Haitienne a un uniforme différent et malheureusement les parents qui n’achètent pas d’uniforme privent leurs enfants d’éducation. Pour cette raison, chaque année, une levée de fond se fait auprès de bénévoles pour acheter des uniformes et souliers noirs.

En arrière de l’école publique se situe les terrains du gouvernement, soit du Banco Central. En ces lieux se situe le centre communautaire de la fondation SunCampDR et juste en face, le grand terrain de balle ou de soccer. En suivant ce chemin, on traverse le pont et se dirige aussi à l’entrée km #7 de Munoz, jusqu’à l’autoroute.

Par l’autre côté, on traverse un autre pont, le cimetière est à droite. Sur ce grand bout de chemin droit de Munoz, se trouvent quatre grandes industries : La compagnie d’asphalte, la fabrique d’eau potable agua de la fuente, la fabrique de ciment et finalement Metro gaz, station de gaz propane. Beaucoup de véhicules, en particulier ceux qui font beaucoup de route, ont deux systèmes de combustible dans leur véhicule : gazoline et gaz propane. Ce dernier étant plus économique.

Chacune de ces grandes entreprises fournie de l’emploi à plusieurs à Munoz. L’industrie de récupération de plastique est fermée. On croise aussi un garage de peintures et débossage et diverses compagnies touristiques qui offrent des excursions de buggie, jeep safari ou excursions équestres. On arrive finalement à l’entrée Km #6 de Munoz, à l’autoroute Grégorio Luperon.

Munoz a donc une location très privilégiée avec les complexes touristiques de Playa Dorada et ses 14 hôtels, club de golf, plaza, restaurants, juste en face. Plusieurs habitants de Munoz y travaillent et peuvent se rendre à pied. Les hôtels tout inclus ont beaucoup de personnel dominicain! Malheureusement les Haitiens illégaux ne peuvent pas y participer car ils n’ont pas la résidence dominicaine. Les étrangers de tous les pays ont besoin de papiers légaux pour travailler en République dominicaine.

Les travaux de constructions ou rénovations offrent aussi des possibilités d’emplois avec des contrats de travail par semaine ou par jour. Les haitiens sont recherchés pour les durs travaux de construction.

A l’entrée une compagnie à contrat distribue toutes les opérations de réparation électriques pour la compagnie Edenorte, côte nord. La rue se rempli de petits camions qui partiront pour la journée.

A la sortie de Munoz, un Haïtien vend des cocos à tous les jours, son nom est Olondieu il est aussi un bon cordonnier. Il ne perd pas son temps! Il pousse sa charrette à tous les jours…moins lourde au retour! A ses côtés, une Haïtienne vend des bananes et autres fruits de la saison, quand elle peut les acheter.

En fin de semaine ce même coin, c’est la vente du cochon rôti…qui est tourné à la main aux heures de la nuit avec un feu de bois. Tous les passants de la route : Carretera Gregorio Luperon s’arrêtent pour ce délice bien apprécié des dominicains!

Bienvenidos à Munoz!